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Et voilà qu’il a de nouveau disparu !L’oraison est très différente du plaisir sensible qui accompagne souvent l’oraison. Sainte Thérèse remarquait que beaucoup d’âmes quittaient par découragement l’oraison dès que le goût sensible cessait, et que c’était quitter l’oraison quand elle commence à se perfectionner. La ferveur sensible se tarit-elle ? Aussitôt ces âmes se découragent, se relâchent, se dissipent et reculent. C’est toujours à recommencer : elles tournent comme une girouette à tout vent, elles ne suivent Jésus-Christ que pour les pains miraculeusement multipliés, elles veulent des cailles au désert, elles cherchent toujours, comme saint Pierre, à dresser des tentes sur le Thabor. François de la Mothe-Fénelon (1651-1715), Lettre au Père Lami, du 26 octobre 1701 L’oraison est très différente du plaisir sensible qui accompagne souvent l’oraison. Nous parlions jeudi de ces instants où Dieu se manifeste plus sensiblement, dérogeant, en quelque sorte, aux exigences de la foi, comme s’il renonçait momentanément à son invisibilité. Mais il s’agit bien d’une dérogation, et qui ne saurait constituer le régime habituel d’une vie spirituelle équilibrée. Le drame est que depuis le péché originel, nous nous attachons au sensible plus qu’au réel des choses : « j’ai remarqué, nous dirait saint François de Sales, que beaucoup ne font point de différence entre Dieu et le sentiment de Dieu, entre la foi et le sentiment de la foi, ce qui est un très grand défaut ». Si bien que les sentiments se refroidissant, le découragement s’installe et la relation se dégrade. Fénelon (François de la Mothe, 1651-1715)
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