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Prier quand on n’en a pas envie Pourquoi donc croyez-vous être loin de Dieu quand vous ne pouvez pas le goûter ? Sachez qu’il est tout auprès de ceux qui ont le cœur en tribulation et en sécheresse. Vous ne pouvez point vous donner par industrie ce goût sensible. Qu’est-ce que vous voulez aimer ? Est-ce le plaisir de l’amour, ou le Bien-Aimé ? Si ce n’est que le plaisir de l’amour que vous cherchez, c’est votre propre plaisir, et non celui de Dieu, qui est l’objet de vos prétentions. On se trompe souvent soi-même dans la vie intérieure : on se flatte de chercher Dieu, et on ne cherche que soi dans le culte divin ; on ne quitte les plaisirs du monde que pour se faire un plaisir raffiné dans la dévotion. Et comme on ne tient à Dieu que par le plaisir, on ne tient plus à lui quand la source du plaisir tarit.
François de la Mothe-Fénelon (1651-1715), Lettre spirituelle 136
Ne pas sentir Dieu dans la prière : nous en revenons bien souvent à cette difficulté qui résume toutes les autres. C’est ici que la foi, et non la sensibilité, doit s’imposer : nous savons par l’Évangile, par le catéchisme, par tout l’enseignement de l’Église, par l’expérience de tous les saints, que Dieu est tout auprès de ceux qui ont le cœur en tribulation et en sécheresse. C’est à ce prix que notre vie spirituelle peut se développer et parvenir à l’âge adulte, tout comme un enfant ne grandira que s’il accepte de quitter les bras de sa mère et de marcher sur ses jambes.
Fénelon (François de la Mothe, 1651-1715)
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