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Pourquoi Dieu ne me laisse-t-il pas tranquille ? De quelque côté que se tourne l’âme de l’homme, c’est pour souffrir qu’elle s’établit ailleurs qu’en toi, Seigneur, fût-ce même sur ce qu’il y a de beau en dehors de toi et en dehors d’elle. D’ailleurs, il n’y aurait point de choses belles, si elles ne provenaient de toi. Elles naissent et elles meurent ; en naissant elles commencent d’être, pour ainsi dire ; elles croissent pour atteindre leur perfection, et une fois parfaites, elles vieillissent et elles meurent. Tout ne parvient pas à la vieillesse, mais tout meurt. Donc, lorsqu’elles naissent et s’efforcent d’être, plus vite elles croissent pour être, plus elles se hâtent de ne plus être. Telle est leur loi ; voilà tout ce que tu leur as donné, du fait qu’elles ne sont que les parties des choses dont elles forment l’ensemble en disparaissant et en se suivant, mais qui ne sont pas toutes à la fois. Saint Augustin (354-430), Confessions, IV, 10 De quelque côté que se tourne l’âme de l’homme, c’est pour souffrir qu’elle s’établit ailleurs qu’en toi, Seigneur… Tout homme porte au plus profond de lui-même le désir de connaître Dieu et de l’aimer : Dieu ne laisse personne indifférent, et le plus athée des athées passera des heures à vous parler de ce Dieu auquel il prétend ne pas croire. Mais on ne désire que ce que l’on possède déjà de façon cachée, remarque ailleurs saint Augustin : on ne désire pas ce que l’on ne connaît pas au moins un peu. Quand la Bible nous dit que nous sommes créés à l’image de Dieu, elle indique cette présence mystérieuse de Dieu en nous, qui nous lance à sa recherche ; dans notre quête du bonheur, dit-il, « tout ce qui se présente à la pensée, nous le chassons, nous le repoussons, nous le nions, nous savons que ce n’est pas cela que nous cherchons, même si ce que nous cherchons ne nous est pas encore connu. Il y a donc en nous, si je puis dire, comme une ignorance savante, savante à cause de l’Esprit de Dieu qui vient au secours de notre faiblesse » (Lettre 130, 27-28, faisant allusion à Rom 8, 26). Augustin d’Hippone (saint, 354-430) Saint Augustin, fils d’un père païen et de la pieuse sainte Monique, le plus célèbre, le plus lu et le plus commenté des Pères de l’Église latine, est un berbère de l’actuelle Algérie. Son œuvre immense ouvre le Moyen Âge ; rédigée au moment où les invasions barbares marquent la fin de l’Antiquité, elle domine la théologie et la spiritualité occidentales.
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