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Mardi 28 juillet 2026 Alphonsa de l’Immaculée-Conception Muttathupadathu (+ 1946). Vierge et clarisse. vécut sa consécration à Bharananganam dans l’État du Kerala en Inde, dans une vie de prière, de fidélité et de service ecclésial. La vraie grandeur Puisque nous aimons tant l’élévation, cherchons-la où elle est, cherchons celle qui durera toujours. Oh ! L’admirable ambition que celle de régner éternellement avec le Fils de Dieu, et d’être assis à jamais sur un même trône avec lui ! Mais quelle ambition, quelle jalousie d’enfant, que de s’empresser pour avoir des noms parmi les hommes, pour parvenir à une réputation encore moins solide que la fumée qui est le jouet du vent ! Faut-il se donner tant de peine pour avoir quelques gens qui se disent nos amis sans l’être, et pour soutenir de vaines apparences ? Aspirons à la véritable grandeur ; elle ne se trouve qu’en s’abaissant sur la terre. Dieu confond le superbe dès cette vie ; il lui attire l’envie, la critique et la calomnie, il lui cause mille traverses, et enfin il l’humiliera éternellement ; et l’humble qui se cache, qui veut être oublié, qui craint d’être recherché du monde, sera, dès cette vie, respecté pour n’avoir pas voulu l’être, et une éternelle gloire sera la récompense de son mépris pour la gloire fausse et méprisable. François de la Mothe-Fénelon (1651-1715), Méditations tirées de l’Écriture sainte, XIII, « Entretien pour le carême » Méditation L’ambition est une bonne chose ; le tout est qu’elle porte sur ce qui en vaut la peine : la vie éternelle. Le pouvoir, la fortune ou la renommée n’allant pas plus loin que le cimetière, pourquoi y dépenser notre énergie ? Nous le savons, et pourtant nous vivons comme si nous ne le savions pas. Profiter des vacances pour faire silence, se retirer, permet de remettre tout à l’endroit ; cela doit nous faire prendre conscience de la folie d’une vie fondée sur le sable. Dans un siècle, plus personne ne parlera de nous, et toutes nos constructions se seront écroulées. Vaut-il vraiment la peine de nous donner tant de mal pour cela, tandis que nous nous en donnons si peu pour la vie éternelle ? « Tel on aime, tel on est, nous dit saint Augustin : tu aimes la terre ? Tu seras terre ; tu aimes Dieu ? Tu seras Dieu. » L´Auteur : Fénelon (François de la Mothe, 1651- 1715) De vieille noblesse périgourdine, prêtre en 1675, il devient précepteur de l’héritier du trône de Louis XIV, le duc de Bourgogne. Sa défense inconditionnelle de la mystique Madame Guyon face à Bossuet le conduira en disgrâce comme archevêque de Cambrai en 1695. Homme de Dieu et pasteur exemplaire, dernier représentant du Siècle d’Or de la spiritualité française face au Jansénisme et au Gallicanisme envahissants, Fénelon fut un grand directeur spirituel dans la ligne de François de Sales. ![]() |