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Dimanche 5 avril 2026PÂQUES Je crois en la RésurrectionEn ce jour de Pâques, la proclamation de la Résurrection du Christ et de la nôtre pose la clef de voûte de l’édifice chrétien. Ce qui sort de votre tombeau, ce n’est pas vous tout seul, ô mon Sauveur, c’est aussi votre corps mystique, votre Église qui vous est si chère, votre famille innombrable qui, à cause de son unité, est votre sœur et votre Épouse, qui vit de Dieu, qui vit en Dieu, qui infailliblement et inépuisablement possède la vie divine, la répand partout dans le monde et le rattache ainsi lui-même à vous, pour ensuite, par vous et avec vous, le consommer, autant qu’il aura bien voulu recevoir et garder cette vie, dans l’unité vivante qui en est la forme et la source. Quelle peur aurons-nous donc désormais de mourir, si nous mourons en Dieu comme le Christ et avec le Christ ? « Si quelqu’un croit en moi, quand bien même il serait mort il vivra » ! Et de quelle vie ? De la vôtre, ô mon Rédempteur, car vous le dites aussi : « Je vis et vous vivrez ; et je vivrai en vous, et vous vivrez en moi, car je suis la vie et votre vie. Maintenant, il est vrai, votre vie est cachée en Dieu avec la mienne ; mais quand je reviendrai, mais quand j’apparaîtrai, moi votre vie, vous aussi vous apparaîtrez avec moi dans la gloire », et toute langue confessera que vous étiez les vrais, les seuls vivants, commençant dès le temps de vivre la vie éternelle. Charles Gay, 91e élévation Durant quarante jours de carême, nous aurons médité notre foi telle que l’Église la garde et la transmet depuis deux mille ans. Nous en comprenons maintenant la cohérence : Toute la vie de Jésus-Christ sur la terre était donc une aurore, jusqu’à ce que, se couchant et se levant de nouveau, il ait fait s’évanouir l’aurore par la lumière plus vive de sa présence qui produisit l’effet du soleil : le matin une fois arrivée, la nuit s’est trouvée engloutie dans sa victoire. Il apporta avec sa résurrection, une lumière plus belle et plus transparente que la lumière habituelle, car nous ne le connaissons plus maintenant selon la chair, quoique nous l’ayons connu ainsi d’abord. En effet, il a dispersé les infirmités de la chair comme un simple nuage, et il s’est revêtu d’une robe de gloire : c’est alors que ce soleil s’est élevé, et que, répandant insensiblement ses rayons sur la terre, il a commencé peu à peu à paraître plus lumineux et à faire sentir plus vivement sa chaleur. Saint Bernard, Sermon 33 sur le Cantique Il nous reste maintenant à en tirer les conclusions : Si tu es Simon de Cyrène, prends la croix et suis-le. Si tu es crucifié avec lui, comme le larron, reconnais qu’il est Dieu. Si lui-même « a été compté parmi les pécheurs » à cause de toi et de ton péché, toi, deviens juste à cause de lui. Si tu es l’une des saintes femmes, l’une ou l’autre Marie, si tu es Salomé ou Jeanne, va le pleurer de grand matin : sois la première à voir la pierre enlevée, à voir peut-être les anges, et Jésus lui-même. Saint Grégoire de Nazianze, Homélie pour la Pâque
L´Auteur : Gay (Charles, 1815-1892) Figure exemplaire du retour à l’Église catholique des grandes familles bourgeoises après la Révolution française, Charles Gay sera évêque auxiliaire de Poitiers aux côtés du cardinal Pie. Bernard (Saint, 1090-1153) De noble famille bourguignonne, Bernard entre au monastère de Cîteaux en 1112. Bientôt abbé de Clairvaux, il est à l'origine d'un prodigieux renouveau monastique en Occident. Son influence sur la spiritualité occidentale fut déterminante. Grégoire de Nazianze (Saint, 325 ?-390) L’un des trois « Pères cappadociens », avec son ami saint Basile et saint Grégoire de Nysse. Évêque malgré lui, sa vie sera plutôt celle d’un moine dont les écrits théologiques feront de lui l’un des principaux docteurs de l’Église d’Orient. ![]() |