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Vendredi 1er mai 2026 Saint Joseph travailleur Apprendre l’humilité du Christ C’est un grand bien que d’apprendre l’humilité du Christ. Elle rend la vie facile et heureuse, et tout devient doux pour le cœur. Ce n’est qu’aux humbles que le Seigneur se révèle par le Saint-Esprit, mais si nous ne nous humilions pas, nous ne verrons pas Dieu. L’humilité est la lumière dans laquelle nous pouvons voir la Lumière – Dieu – comme le chante l’Église : « Dans ta lumière nous verrons la Lumière. » Le Seigneur m’a enseigné à tenir mon esprit en enfer et à ne pas désespérer, et c’est ainsi que mon âme apprend l’humilité. Ce n’est pas encore la véritable humilité, mais celle-ci ne peut être décrite. Lorsque l’âme s’approche du Seigneur, elle est dans la crainte ; mais lorsqu’elle voit le Seigneur, elle jouit ineffablement de la beauté de sa Gloire. L’amour de Dieu et la douceur du Saint-Esprit lui font complètement oublier la terre. Tel est le Paradis du Seigneur. Tous les hommes demeureront dans l’amour, et grâce à leur humilité semblable à celle du Christ, tous seront heureux de voir les autres plus élevés qu’eux-mêmes. L’humilité du Christ habite dans les plus petits : ils sont heureux d’être les plus petits. C’est ce que le Seigneur m’a révélé. Oh ! priez pour moi, tous les Saints, pour que mon âme apprenne l’humilité du Christ ; mon âme a soif d’elle mais ne peut l’atteindre, et je la cherche en pleurant comme un petit enfant qui a perdu sa mère. « Où es-Tu, mon Seigneur ? Tu t’es caché de mon âme, et je Te cherche avec des larmes. « Seigneur, donne-moi la force de m’humilier devant ta grandeur. « Seigneur, à Toi appartient la Gloire dans les Cieux et sur la terre ; mais à moi, à ta fragile créature, donne ton humble Esprit Saint. « J’implore ta bonté, Seigneur, jette un regard sur moi du haut de ta Gloire et donne-moi la force de Te louer jour et nuit, car mon âme T’a aimé par le Saint-Esprit. Je languis après Toi et je Te cherche avec des larmes. « Seigneur, donne-nous le Saint-Esprit ; par Lui nous Te glorifierons jour et nuit, car, si notre chair est faible, ton Esprit est vivant et Il donne à l’âme la force de Te servir avec empressement. Il affermit notre esprit dans ton amour, l’apaise en Toi par un repos parfait, et déjà il ne veut plus penser qu’à ton amour. « Seigneur, mon esprit sans force ne peut parvenir à Toi ; aussi, comme le roi Abgar, je T’appelle : ‘‘Viens et guéris-moi des blessures de mes pensées mauvaises, et je Te louerai jour et nuit. Je T’annoncerai aux hommes pour que toutes les nations sachent que Toi, Seigneur, Tu accomplis des miracles comme autrefois, que Tu pardonnes les péchés, que Tu sanctifies et donnes la vie.’’ » Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, Moine du Mont Athos 1866-1938
L´Auteur : Saint Silouane l’Athonite (1866-1938) Né en Russie en 1866, d'origine paysanne, le starets Silouane arrive au monastère russe de Saint-Pantéléïmon au Mont Athos en 1892. Ardent ascète, il reçoit la grâce de la prière perpétuelle. Une parole de salut lui est donnée pour lui-même et pour notre temps : « Tiens ton esprit enfer et ne désespère pas. » Après de longues années d'épreuves spirituelles, il acquiert une grande humilité et l'hésychia, la paix intérieure. Il prie et pleure pour le monde entier comme pour lui-même et il vit au plus haut degré l'amour des ennemis. Décédé en 1938, le saint starets a été canonisé par le Patriarcat de Constantinople en 1987. ![]() |