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Dimanche 19 juillet 2026 16ème Dimanche du Temps ordinaire Un Dieu qui cherche l’homme C’était une vie merveilleuse que la vie que le Verbe éternel menait dans le sein du Père. Cependant, ô mystère ! Il cherche encore une demeure créée. Dieu ne serait pas Dieu s’il ne se suffisait à lui-même. Cependant, il semblerait que Dieu ne pouvait pas se contenir en lui-même, qu’il succombait sous la plénitude de son essence et de sa beauté, qu’il lui fallait sortir de lui-même, appeler ses créatures du néant, s’appuyer sur elles et les écraser de son amour, et que ce n’était qu’ainsi qu’il trouverait le repos. Le Verbe dans le sein du Père cherche une autre demeure. Où donc ira-t-il ? Sa demeure sera suffisamment merveilleuse, car il n’y a pas de limite à sa sagesse ; elle sera suffisamment glorieuse, car il n’y a pas de borne à sa puissance ; elle lui sera chère au-delà de tout ce que nous pouvons dire ou penser, car il n’y a pas de terme à son amour. Sa demeure créée sera une demeure telle que la puissance d’un Dieu, telle que la sagesse d’un Dieu, telle que l’amour d’un Dieu pourront la choisir parmi tout ce qu’il est possible à un Dieu de réaliser. Le Verbe glorieux, adorable et éternel, dans le vaste espace offert à son libre choix, a prédestiné le sein de Marie pour être sa demeure créée, et il a formé, avec un amour plein de complaisance, le Cœur immaculé qu’il devait occuper lui-même. William Faber (1814-1863), Bethléem, ch. II Méditation Tout le mystère du Christ est celui d’un Dieu qui «ne pouvait pas se contenir en lui-même» : l’amour sort de lui-même ou n’est pas amour. La toute-puissance de Dieu est toute-puissance d’aimer, de se donner. Où Dieu trouvera-t-il de quoi le contenir ? L’infiniment grand doit se donner à l’infiniment petit, s’il veut pouvoir aimer sans limite : le Cœur immaculé de Marie, infiniment petit par son humilité est infiniment grand par sa capacité d’amour. C’est là qu’il pourra «s’appuyer sur ses créatures et les écraser de son amour, et ainsi trouver le repos» ; c’est là que Dieu pourra aimer et être aimé jusqu’à épuisement. «Dieu s’est penché sur son humble servante.» En s’offrant inconditionnellement à Dieu, Marie rend possible le mystère de Dieu ; abordons cette journée dans humilité, qui permettra à Dieu de prendre chair en nous. L´Auteur : Faber (William, 1814-1863) Né dans le Yorkshire dans l’anglicanisme, après de brillantes études à Oxford, il se convertit dans le sillage de Newman, et fonde avec lui l’Oratoire de Birmingham, puis celui de Londres, avant de se séparer de lui. Doué d’une extrême sensibilité religieuse, à côté d’un brillant apostolat de prédicateur, il laisse une œuvre spirituelle allant d’une mièvre dévotion romantique aux pages véritablement mystiques de Bethléem. ![]() |