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Vendredi 9 janvier 2026 Une vie chrétienne en croissance La prière de ce jour : Maintiens, Seigneur, ta lumière en nos cœurs pour que nous entrions plus avant dans le mystère de la naissance du Sauveur. Comment « entrer plus avant dans le mystère de la naissance du Sauveur » et des autres mystères ? Jésus a promis de nous envoyer l’Esprit-Saint « pour nous conduire jusqu’à la plénitude de la vérité » (Jn 16, 13) : « Je vous enverrai l’Esprit-Saint ; lui-même vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14, 26) L’Esprit de vérité nous « rappelle les paroles » de Jésus. Qu’est-ce que cela signifie ? Quand nous contemplons les actions du Christ Jésus, ses mystères, il arrive qu’un jour telle parole, que nous avons maintes fois lue et relue sans qu’elle nous ait particulièrement frappés, prend tout à coup un relief surnaturel que nous ne lui connaissions pas auparavant ; c’est un trait de lumière, que l’Esprit-Saint fait soudain jaillir du fond de l’âme ; c’est comme la révélation subite d’une source de vie jusque-là insoupçonnée ; c’est comme un horizon nouveau, plus étendu, qui s’ouvre devant les yeux de l’âme ; c’est comme un monde caché que l’Esprit nous découvre. Cette parole divine, l’Esprit-Saint, que la liturgie appelle « le doigt de Dieu », la grave, la burine dans l’âme ; elle y demeure toujours pour être une lumière et un principe d’action ; si l’âme est humble et attentive, cette parole divine y fait son œuvre, silencieuse mais féconde. Mais cela suppose que l'attention à Dieu soit véritablement au cœur de notre vie : Quand nous sommes fidèles à consacrer chaque jour un temps plus ou moins long, suivant nos aptitudes et nos devoirs d’état, à nous entretenir avec notre Père céleste, à recueillir ces inspirations et à écouter ces « rappels » de l’Esprit, alors les paroles du Christ, les Verba Verbi, comme les nomme saint Augustin, vont se multipliant, inondant l’âme de lumière divine, et ouvrant en elle, pour qu’elle puisse toujours s’y abreuver, des sources de vie. Ainsi se réalise la promesse du Christ Jésus : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive ; celui qui croit en moi, de son sein couleront des sources d’eau vive ». Il n'y a pas besoin pour cela de passer ses journées dans les églises. Si notre baptême est vraiment la grande affaire de notre vie, L’âme se meut comme dans une atmosphère qui l’entretient de plus en plus dans l’union avec Dieu ; la prière devient comme sa respiration, sa vie. Cet état est plus que la simple présence de Dieu ; c’est un entretien intérieur, plein d’amour, dans lequel l’âme parle à Dieu, parfois des lèvres, le plus souvent du cœur, et lui reste intimement unie, en dépit de la variété des travaux et des occupations de la journée. Il y a bien des âmes, simples et droites, qui, fidèles à l’attrait du Saint-Esprit, arrivent à cet état si désirable. Bienheureux Columba Marmion, Le Christ, Vie de l’âme
L´Auteur : Marmion (Bienheureux Columba, 1858-1923) D’origine franco-irlandaise, prêtre à 23 ans, bénédictin à 30 ans à l’abbaye de Maredsous, en Belgique, dont il devient abbé après quelques années à la fondation du Mont-César. Prédicateur et directeur de talent, ses conférences seront réunies en 4 volumes. Leur clarté, leur équilibre et leur solidité doctrinale feront de leur auteur l’un des maîtres de la vie spirituelle au XXe siècle, labellisé comme tel par sa béatification en l’an 2000. ![]() |