Dimanche 6 septembre 2026

23ème Dimanche du Temps Ordinaire

Sans moi, vous ne pouvez rien faire

Tout pécheur est sûr de son pardon et de regagner l'amitié de son Dieu, si, de son côté, il apporte les dispositions que demande ce sacrement. La première disposition, c'est de bien connaître ses péchés ; leur nombre et leurs circonstances qui peuvent ou les augmenter, ou en changer l'espèce ; et cette connaissance ne nous sera donnée qu'après l'avoir demandée au Saint-Esprit. La deuxième condition c'est de bien déclarer ses péchés, sans artifice ni déguisement, c'est-à-dire tels que vous les connaissez vous-mêmes. Cette accusation ne sera faite comme il faut, qu'autant que vous en aurez demandé la force au bon Dieu. La troisième condition que demande ce sacrement pour que vous obteniez le pardon de vos péchés, c'est la contrition, c'est-à-dire le regret de les avoir commis, avec la résolution sincère de ne plus les commettre, et un désir véritable de fuir tout ce qui peut vous y faire retomber. Cette contrition vient du ciel et elle ne nous est donnée que par la prière et les larmes.

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Sermon pour le 4ème dimanche de l’Avent

Méditation

Le style du Curé d'Ars était plutôt direct ! Mais efficace ! Alors, voyons les choses en face :

- Demander pardon sans savoir de quoi, n'est pas sérieux ; d'où la nécessité d'un bon examen de conscience. Notre paroisse nous y aidera sans doute, par exemple lors d'une célébration pénitentielle : n'y allons pas en traînant les pieds.

- Demander pardon en s'excusant au lieu de s'accuser n'est pas digne d'un homme loyal ; d'où la nécessité de se regarder dans la glace sans fausse pudeur.

- Demander pardon sans avoir réellement l'intention de ne pas recommencer est tout simplement se moquer du monde. D'où la nécessité de dispositions concrètes pour changer de comportement là où a péché.

Mais tout cela par amour, après "l'avoir demandé au Saint-Esprit", avec "la force du bon Dieu", car cela "vient du ciel".

L´Auteur :

Vianney (Saint Jean-Marie, 1786-1859)

Le "saint Curé d’Ars" est né dans une famille paysanne près de Lyon, et n’apprit à lire qu’à 17 ans. A 19 ans, il songe à être prêtre de campagne, et malgré ses difficultés en latin, il est finalement ordonné et envoyé à Ars. Dans sa paroisse, il donne l’exemple de la prière, il prêche et confesse sans se lasser les foules qui accourent à lui. L’Église l’a proclamé patron de tous les curés.