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Vendredi 8 mai 2026 Saint Désiré Évêque de Bourges (+ 550) Le bonheur d’être chrétien Rien n’est plus aimable dans le commerce de la vie qu’un vrai dévot. Il est simple, droit, ouvert, sans prétention, doux, prévenant, solide et vrai ; sa conversation est gaie, intéressante, il sait se prêter aux amusements honnêtes ; et il pousse la condescendance aussi loin qu’elle peut aller, au péché près. Qu’on dise ce qu’on voudra, la vraie dévotion n’est point triste, ni pour elle-même ni pour les autres. Comment celui qui jouit continuellement du vrai bien, du seul bien de l’homme, serait-il triste ? Ce sont les passions qui sont tristes, l’avarice, l’ambition, l’amour. Et c’est pour faire diversion aux chagrins dont elles rongent le cœur, qu’on se jette avec fureur dans des plaisirs tumultueux, qu’on varie sans cesse, et qui épuisent l’âme sans la jamais contenter. Quiconque prendra comme il faut le service de Dieu éprouvera la vérité de cette sentence que, servir Dieu, c’est régner, fût-on dans la pauvreté, dans l’ignominie, dans les souffrances. Tous ceux qui cherchent ici-bas leur bonheur hors de Dieu, tous, sans exception, vérifient cette parole de saint Augustin : Le cœur de l’homme, uniquement fait pour Dieu, est toujours agité jusqu’à ce qu’il se repose en Dieu. Jean-Nicolas Grou (1731-1803), Manuel des âmes intérieures, De la vraie et solide dévotion MÉDITATION Nous recherchons tous le bonheur mais il n’y a qu’un bonheur : Jésus. « La vraie dévotion n’est point triste, ni pour elle-même ni pour les autres. Comment celui qui jouit continuellement du vrai bien, du seul bien de l’homme, serait-il triste ? » Notre époque est d’une richesse matérielle incroyable. Il est banal de dire qu’elle est triste, amère, suicidaire. « A l’école des saints », nous avons du temps pour prendre conscience du vrai bonheur. Finissons de choisir ! L´Auteur : Grou (Jean-Nicolas, 1731-1803) Né à Calais, le jeune Grou entre chez les jésuites à 15 ans. Brillant professeur de lettres à La Flèche, il s’exile en Lorraine lors de la suppression de la Compagnie en 1763. Bientôt à Paris, sa rencontre avec la visitandine Pélagie Lévêque l’ouvre à la mystique. Il se partagera désormais entre la direction spirituelle et la rédaction d’ouvrages connexes, notamment en Angleterre, car la Révolution française le force à un nouvel exil à partir de 1792. ![]() |