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Vendredi 3 juillet 2026 Vénérable Norbert McAuliffe Missionnaire en Ouganda (+ 1959) Volée de bois vert ! Je vous dis de la part de Dieu que vous êtes trop occupée de vos misères et de vos péchés, de vos malices, de vos sacrilèges, de vos damnations, de votre enfer et de la perte que vous faites de Dieu… Soyez, si vous voulez, pire que tous les diables ! Cela ne m’effraie et ne m’étonne pas. Vous n’avez en tout cela qu’un péché, c’est d’avoir quitté le néant pour quelque chose en Dieu et dans la grâce, alors que vous n’êtes qu’un malheureux néant, qui doit être non seulement oublié de tout le monde, mais de Dieu même, vous croyant indigne de son souvenir… Nous vous ordonnons de la part de Dieu de vous tenir comme une bête dans la perte de tout et même de votre salut et perfection : il n’est plus question de tout cela, mais seulement de vous tenir dans ce simple abandon avec tant de fermeté que, si vous voyez l’enfer ouvert pour vous engloutir, vous ne feriez pas un détour de votre pur abandon pour vous en préserver : voilà jusqu’où il faut mourir et où vous ne voulez pas passer. Volontiers je vous gronderais de résister comme vous faites à la conduite miséricordieuse de Dieu ; ne permettez pas à votre esprit humain, ni à votre raison, de répliquer ni raisonner sur ce que nous vous ordonnons de faire. Marchez tête baissée sous la loi du Seigneur, il vous fait trop de grâce ; ne soyez pas si misérable que de le rejeter sous prétexte que vous l’offensez…
Mechtilde du Saint-Sacrement (1614-1698), Lettre de 1667 Méditation En nous rendant plus lucide sur notre condition, ne nous laissons pas nous décourager. Ce serait oublier que Dieu ne vient pas nous récompenser, mais nous sauver. Dès lors ne nous occupons plus de nos misères et de nos péchés : nous ne nous sauverons pas nous-mêmes et puisque le Sauveur est là, l’urgence est de le laisser avec confiance nous prendre dans ses bras : « Nous vous ordonnons de la part de Dieu de vous tenir comme une bête dans la perte de tout et même de votre salut et perfection. »
L´Auteur : Mechtilde du Saint-Sacrement (1614-1698) Catherine de Bar, d’une famille bourgeoise de Saint-Dié, entre chez les Annonciades en 1633. Fuyant la guerre de Trente Ans, elle passe chez les Bénédictines de Rambervilliers (où elle prend le nom de Mechtilde). Elle fonde à Paris en 1654 l’Institut de l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement. ![]() |