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Samedi 7 mars 2026 Crucifié, mort, enseveli Comme pour insister sur la réalité historique de la Passion de Jésus, le Credo en détaille le déroulement : sous Ponce-Pilate, crucifié, mort, enseveli. Nous ne croyons pas en la bonté de Dieu en général, nous croyons en Jésus qui a vécu cela pour nous réunir à lui : « Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée ! » Cette parole me porta un coup d’une douleur mortelle, car subitement me furent ouverts les yeux de l’âme, et je voyais combien elle était vraie. Je voyais tout ce que ce Dieu-homme a supporté avec passion dans sa vie et dans sa mort pour cet amour indicible, pour cet amour d’entrailles. Sainte Angèle de Foligno, Le Livre d’Angèle C’est délibérément qu’Adam et Ève se sont séparés de Dieu, c’est délibérément que Jésus nous a rejoints dans la mort, vers laquelle nous-mêmes n’allons que contraints et forcés : En tant qu’homme, Notre-Seigneur pouvait mourir et aussi ne mourir pas, car quoique ce soit une loi générale qu’il faut que tout homme meure, il pouvait néanmoins être exempt de cette loi parce qu’il n’avait point de péché en lui. Mais Notre-Seigneur ne s’est point voulu servir de ce privilège, mais il a pris un corps passible et mortel ; il s’est incarné pour être Sauveur, il nous a voulu sauver en souffrant et mourant, et prendre sur soi et en sa sacrée humanité, en toute rigueur de justice, ce que nous avions mérité par nos iniquités. Saint François de Sales, Sermon du 25 mars 1622 Son heure n’était pas encore venue, celle où il daignerait se laisser mettre à mort. Il savait le moment où il devrait mourir, il avait devant les yeux tout ce qui avait été prédit de lui, et il attendait l’accomplissement de toutes les prophéties qui devaient se réaliser avant sa passion ; après qu’elles se seraient vérifiées, alors sonnerait l’heure de sa passion, en conséquence de son choix, et non pas d’une aveugle nécessité. Les deux larrons, crucifiés à côté de lui, sont-ils morts quand ils l’ont voulu ? Ils étaient retenus captifs par les liens de leur corps, parce qu’ils ne l’avaient pas créé : cloués à la croix, ils voyaient leurs tourments se prolonger, parce qu’ils n’étaient pas les maîtres de la douleur. Mais pour le Sauveur, il a pris quand il l’a voulu un corps dans le sein d’une vierge ; il est venu prendre place au milieu des hommes quand il l’a voulu, il a quitté son corps quand il l’a voulu : tout cela a été chez lui l’effet de la puissance, et non de la nécessité. Il attendait donc cette heure, et il ne devait point la subir en y étant forcé : il l’avait librement choisie comme la plus opportune, pour accomplir d’abord ce qui devait avoir lieu avant sa mort. Était-il fatalement condamné par un sort, lui qui a dit ailleurs : « J’ai le pouvoir de donner ma vie et j’ai le pouvoir de la reprendre ; nul ne me l’ôte, mais je la donne moi-même et je la reprends de nouveau ? » Aussi devons-nous rendre grâces et à sa puissance divine, et à la bonté avec laquelle il est venu partager notre faiblesse. Saint Augustin, Traité 37 sur saint Jea
L´Auteur : Angèle de Foligno (Sainte, 1249-1309) D’une riche famille d’Ombrie, mariée jeune, Angèle mène une vie mondaine jusqu’à sa radicale conversion, alors qu'elle a une quarantaine d'années, au contact des milieux franciscains. Favorisée de visions et autres phénomènes spectaculaires, elle vivra désormais dans la plus extrême pauvreté et pénitence. François de Sales (Saint, 1567-1622) Noble savoyard, évêque de Genève en 1602 tout en résidant à Annecy, François de Sales réforme son diocèse dans l’esprit du Concile de Trente. En 1610, il fonde la Visitation avec Jeanne de Chantal. Augustin d’Hippone (Saint, 354-430) Saint Augustin, fils d’un père païen et de la pieuse sainte Monique, le plus célèbre, le plus lu et le plus commenté des Pères de l’Église latine, est un berbère de l’actuelle Algérie. Son œuvre immense ouvre le Moyen Age ; rédigée au moment où les invasions barbares marquent la fin de l’Antiquité, elle domine la théologie et la spiritualité occidentales. ![]() |