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Jeudi 8 janvier 2026 Une lumière pour toutes les nations La prière de ce jour : Seigneur, l'aurore de ton jour éternel s'est levée sur toutes les nations : accorde à ton peuple de parvenir à la lumière qui ne s'éteint pas. Le propre de la lumière est de se diffuser d’elle-même : l’Église est en expansion, ou bien cesse d’être l’Église. Non pas qu’elle écrase et élimine la concurrence, mais là où le Christ paraît, les ténèbres disparaissent, car elles ne sont ténèbres que par l'absence de lumière : Toute la vie de Jésus-Christ sur la terre était donc une aurore, une aurore assez pâle, même, jusqu’à ce que, le matin de Pâques une fois arrivé, la nuit s’est trouvée engloutie dans sa victoire. Il apporta avec sa résurrection, une lumière plus belle et plus transparente que la lumière habituelle ; car nous ne le connaissons plus maintenant selon la chair, quoique nous l’ayons connu ainsi d’abord. En effet, il a dispersé les infirmités de la chair comme un simple nuage, et il s’est revêtu d’une robe de gloire : c’est alors que ce soleil s’est élevé, et que, répandant insensiblement ses rayons sur la terre, il a commencé peu à peu à paraître plus lumineux et à faire sentir plus vivement sa chaleur. Devenu lumière à son tour en devenant fils de Dieu par le baptême, le chrétien porte désormais cette expansion à travers les siècles et les pays, jusqu’à son entrée là où « la lumière ne s’éteint pas », comme nous le demandons dans la liturgie de ce jour : Certes, que le soleil s’échauffe et se fortifie tant qu’il voudra, qu’il multiplie et renforce ses rayons dans tout le cours de notre vie mortelle, puisqu’il demeure avec nous jusqu’à la consommation des siècles, il ne montera pourtant pas à son midi, et nous ne le verrons pas ici-bas dans cette plénitude de lumière où nous le verrons un jour, au moins ceux auxquels il donnera cette vision. Mais là, ô véritable midi ! Plénitude d’ardeur et de lumière ! Stabilité du soleil et fin de toutes les ombres ! Assèchement des marécages et pureté de l’air ! Ô solstice éternel et jour sans déclin ! Ô lumière du midi et fraîcheur du printemps ! Ô beauté de l’été et abondance de l’automne ! Et pour ne rien omettre, ô repos et loisir de l’hiver ! Ou plutôt, si vous préférez, il n’y aura que l’hiver à s’en aller et disparaître ! Saint Bernard, Sermon 33 sur le Cantique des Cantiques Comment, à la petite place qui est la nôtre, être « lumière pour éclairer les nations » ? Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l’Amour renfermait toutes les Vocations, que l’Amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux... en un mot qu’il est Éternel ! Alors dans l’excès de ma joie délirante je me suis écriée : Ô Jésus mon Amour... ma vocation enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour ! Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Histoire d’une âme
L´Auteur : Bernard (saint, 1090-1153) De noble famille bourguignonne, Bernard entre au monastère de Cîteaux en 1112. Bientôt abbé de Clairvaux, il est à l’origine d’un prodigieux renouveau monastique en Occident. Son influence sur la spiritualité occidentale fut déterminante. Thérèse de l’Enfant-Jésus (sainte, 1873-1897) Née à Alençon, étoile filante dans la nuit rationaliste de son siècle, Thérèse Martin entre encore adolescente au carmel de Lisieux. Elle vit dans un joyeux abandon les épreuves les plus rudes du corps et de l’âme avant de conclure à 25 ans : « C’est dans les bras du bon Dieu que je tombe ! » ![]() |