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Mercredi 23 septembre 2026 Saint Constant Sacristain à Ancône, en Italie (Ve siècle) La vie de Dieu vient habiter la mort de l’homme Jésus a attaché et uni l’homme à Dieu. En effet, si ce n’était pas un homme qui avait vaincu l’ennemi de l’homme, l’ennemi n’aurait pas été vaincu en bonne justice. Et inversement, si ce n’était pas Dieu qui nous avait donné le salut, nous ne le posséderions pas solidement. Et si l’homme n’était pas conjoint à Dieu, il n’aurait pas pu devenir participant de l’incorruptibilité. En effet, il fallait que le médiateur entre Dieu et les hommes, par son appartenance à l’un et à l’autre, les ramène l’un et l’autre à l’amitié et à la concorde, faisant en sorte que Dieu assume l’homme, et que l’homme se donne à Dieu. Comment aurions-nous pu participer à l’adoption des fils, si nous n’avions pas reçu de Dieu par le Fils la communion avec lui, si son Verbe n’était pas entré en communion avec nous en se faisant chair ? Et c’est pourquoi le Fils est aussi passé par tous les âges, restituant à tous les hommes la communion avec Dieu. Il fallait donc que Celui qui allait tuer le péché et racheter l’homme condamné à mort, fût cela même qu’était ce condamné, c’est-à-dire un homme réduit en esclavage par le péché, un homme prisonnier de la mort, de telle sorte que le péché soit tué par l’homme et que l’homme sorte de la mort. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul homme, celui qui fut le premier formé de la terre, beaucoup sont devenus pécheurs et ont perdu la vie, ainsi fallait-il que par l’obéissance d’un seul homme, celui qui fut le premier né de la Vierge, beaucoup soient justifiés et reçoivent le salut. Saint Irénée († 202), Contre les Hérésies, III, 18
Méditation L’indissolubilité de l’union de l’homme et de Dieu en Jésus est la condition de notre salut : vrai Dieu, Jésus porte la vie éternelle ; vrai homme, il la porte dans notre condition mortelle. Et non seulement Jésus vient sauver nos personnes, mais il vient sauver toutes les situations humaines, d’une part en ayant vécu une vie humaine complète, d’autre part en les assumant une par une de par son union avec chacun d’entre nous. La réalité de l’Incarnation de Dieu est la condition de la réalité de notre rédemption : toutes les hérésies, au cours des siècles, ont en commun d’avoir affaibli l’une en relativisant l’autre. L´Auteur : Irénée (Saint, vers 120-202) D’une famille grecque d’Asie Mineure, Irénée succède à saint Pothin comme évêque de Lyon sous la persécution de Marc-Aurèle. Il fut à l’origine d’une forte expansion missionnaire dans la vallée du Rhône, et rédigea une œuvre doctrinale importante avec son traité Contre les Hérésies, dirigées contre les déviations gnostiques de son époque. ![]() |